Vol. 6, Numéros 2 & 3, 2008
Introduction:
Student Activism, Structural Adjustment and the Democratic
Transition in Africat
Leo Zeilig & Marcelle
Dawson
Abstract
University
students in the period following independence were a transitory
social group, who held well-founded expectations of rewarding
and high-status employment after graduation. In the 1970s many
of these assurances began to erode as countries that had
attempted to implement state-led development faced international
recession and internal corruption and decay. State funding of
higher education by the late 1970s was being targeted for
restructuring by the World Bank and the International Monetary
Fund (IMF). Student activism was affected: while students clung
onto a self-conscious elitism, the reality of student poverty
and the financial crises of African universities transformed
their activism. As well as seeing their status as a privileged
group collapse, there was an unprecedented ‘convergence of
forces’ between students and the popular classes. This
introduction surveys the role of students, the nature of their
protest and their relationship with civil society in the
processes that brought about a wave of multi-party elections and
democratic struggles in Africa. The article critically
intervenes in some of the most important debates on the role of
student activism on the continent and introduces the
contributions in this special issue devoted to student activism.
Résumé
Les étudiants
formaient, dans la période qui a suivi l’indépendance, un groupe
social transitoire porteur d’attentes tout à fait fondées de
rétribution et de statut social élevé après l’obtention du
diplôme. Les années 1970 ont commencé à réduire nombre de ces
assurances, alors que les pays qui avaient tenté de mettre en
place un développement dirigé par l’Etat se trouvaient
confrontés à la récession internationale, à la corruption
intérieure et à la décomposition. Le financement par l’Etat de
l’enseignement supérieur était, dès la fin des années 1970, la
cible des restructurations imposées par la Banque mondiale et le
Fond monétaire internationale (FMI). L’activisme étudiant devait
en subir les effets : en même temps que les étudiants se
raccrochaient à un élitisme auto-satisfait, la réalité de la
pauvreté étudiante et les crises financières des universités
africaines transformèrent leur activisme. En plus de
l’effondrement de leur statut de groupe privilégié, il y avait
une ‘convergence de forces’ sans précédent entre les étudiants
et les classes populaires. Cette introduction examine le rôle
des étudiants, la nature de leur protestation et leur relation
avec la société civile dans le processus qui amena une vague
d’élections multipartismes et de luttes pour la démocratie en
Afrique. L’article intervient de façon critique dans certains
des débats les plus importants sur le rôle de l’activisme
étudiant sur le continent et introduit les contributions à cette
édition spéciale consacrée à l’activisme étudiant.
Le syndicalisme étudiant, des
origines
à nos jours : un acteur permanent dans l’évolution
socio-politique du Burkina Faso
Pascal Bianchini
& Gabin Korbéogo
Résumé
Issu de la matrice
de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF),
le syndicalisme étudiant voltaïque s’est d’abord organisé à
l’extérieur, en France dans les années 50 et à Dakar dans les
années 60. Puis, le militantisme étudiant s’est développé à
l’Université de Ouagadougou, avec des phases d’activisme et de
politisation intense (dans les années 70) puis, de repli relatif
(dans les années 80 et leurs régimes d’exception). Dans les
années 90, on a assisté à un regain des mobilisations dans un
contexte caractérisé par la montée des revendications en faveur
de la démocratisation du système politique et de l’opposition
aux politiques d’ajustement structurel qui remettaient en cause
la situation « privilégiée » des étudiants. Cette permanence du
militantisme étudiant s’explique à la fois par des déterminismes
sociaux (des origines sociales encore prolétaires et rurales) et
culturels (des dispositions acquises dans les expériences
antérieures). Il faut aussi invoquer la singularité de la
trajectoire politique burkinabé puisque la classe dirigeante a
toujours dû composer avec des contre-pouvoirs significatifs en
particulier syndicaux. Le mouvement étudiant s’inscrit ainsi
dans un complexe de forces contre-hégémoniques. Il y joue même
un rôle crucial puisqu’il contribue à soutenir ces forces par un
double apport : direct en tant qu’avant-garde des mobilisations,
et indirect en tant que pépinière du militantisme de ces forces
d’opposition syndicales et politiques.
Abstract
Emerging from the
pre-independence student union, the Fédération des étudiants
d’Afrique noire en France (FEANF), the first student
organisations in Upper Volta (Burkina Faso) were organised
outside the colony in France in the 1950s and Dakar in the
1960s. Student activism developed at the University of
Ouagadougou, with phases of activism and intense politicisation
(in the 1970s) and then a relative downturn (in the 1980s and
the ‘emergency regime’). During the 1990s one saw the renewal of
student mobilisation in a context characterised by the increase
in demands for the democratisation of the political system and
opposition to structural adjustment programmes which threatened
the ‘privileged’ status of students. This ‘permanent militancy’
can be explained both by social factors (the working class and
rural background of students) and cultural (experiences formerly
acquired). It is necessary also to consider the particular
trajectory of politics in Burkina Faso since the ruling class
has always been compelled to incorporate certain important
opposition forces, especially unions. The student movement is
part of these complex counter-hegemonic forces. It has played a
crucial role in supporting these elements in two respects:
directly as an avant-garde in popular mobilisations and
indirectly as a seed-bed of activism for the political and trade
union opposition.
‘We no go sit down’: CAFA and the
Struggle Against
Structurally Adjusted Education in Africa
Ousseina Alidou, George Caffentzis & Silvia Federici
Abstract
This paper is a
short history of the Committee for Academic Freedom in Africa (CAFA)
since its founding in 1991 to the present. It describes CAFA
documentation of the formation of an Africa-wide student
movement against the structural adjustment of African
universities. It also details some of CAFA’s campaigns in
defence of student struggles against both the World Bank’s role
in propagating the introduction of tuition fees and the cutting
of housing and food subsidies to students and the repressive
action of the African governments against protesting students.
We argue that academic freedom also includes the right to be
involved in the production of knowledge and hence to have access
to the means of its production. To deny Africans such a right in
this period in history is to condemn them to the fate of being
the damned of the earth once more and to put the ability of
Africans to manage their own resources in peril.
Resumé
Cet article est un
résumé des activités du Comité pour la Liberté Académique en
Afrique (CAFA) depuis sa fondation en 1991 jusqu’à aujourd’hui.
Il reprend les informations du CAFA sur la formation d’un
mouvement étudiant à l’échelle du continent africain contre les
ajustements structurels dans les universités africaines. Il
détaille également certaines campagnes du CAFA en défense des
luttes étudiantes contre le rôle de la Banque Mondiale dans la
mise en place progressive de droits d’inscriptions et les coupes
dans les subventions de logement et de nour riture aux étudiants
et l’action répressive des gouvernements africains contre la
protestation étudiante. Nous prétendons que la liberté
académique inclut aussi le droit d’être engagé dans la
production du savoir et donc d’avoir accès aux moyens de cette
production. Refuser un tel droit aux Africains dans cette
période historique revient à les condamner au destin d’être à
nouveau les damnés de la terre et à mettre en péril la capacité
des Africains à contrôler leurs propres ressources.
The Contradictory and
Complementary Relationship Between Student Constructive
Engagement and Protest Strategies in South African Higher
Education
Mlungisi
Cele
Abstract
Some claim that
the present democratic state has made enormous progress in
transforming South African society in general and higher
education in particular. On the contrary, there is persistent
and widening social inequality reflected in all spheres of life
affecting predominantly poor, African and working class strata
of society. On average, about 25 per cent of students leave
higher education institutions annually in South Africa because
they are excluded on academic and financial grounds. To reduce
dropout/exclusions student boycotts and protests are common
despite the institutionalisation of student participation
(commonly referred to as ‘constructive engagement’) in higher
education (HE) governance in 1997. The paper explores the
dimensions of various protests and examines some of the effects
of student participation in HE governance structures.
Résumé
Certains prétendent
que l’Etat démocratique actuel a fait des progrès énormes dans
la transformation de la société sud-africaine en général et dans
l’enseignement supérieur en particulier. En fait il y a, bien au
contraire, des inégalités sociales persistantes et croissantes
qui se reflètent dans toutes les sphères de la vie, affectant de
manière prédominante les classes pauvres, africaines et
ouvrières de la société. En moyenne, près de 25 per cent des
étudiants quittent chaque année les institutions d’enseignement
supérieur en Afrique du Sud parce qu’ils sont exclus sur des
bases académiques et financières. Pour réduire les abandons et
les exclusions, les boycotts et les protestations de la part des
étudiants se sont répandus malgré l’institutionnalisation de la
participation étudiante (habituellement appelée ‘l’engagement
constructif’) dans la gestion de l’enseignement supérieur en
1997. L’article explore les dimensions des diverses
protestations et examine certains effets de la participation des
étudiants aux structures de gestion de l’enseignement supérieur.
A Search for Post-apartheid
Collective Identities: Ethnic Student Organisations at
a South African University
Dinga
Sikwebu
Abstract
Scholarship on
higher education decries the levels of student activism in
post-apartheid South Africa. It argues that student organisation
is sporadic, fragmented and unrepresentative of broad student
layers. Because of its emphasis on political identities as well
as the failure to define activism broader than protests, this
assessment fails to recognise the myriad of organisations such
as cultural and religious bodies in South African universities
today. By ignoring these forms of organisation, the literature
that emphasises the decline in student activism after the demise
of apartheid not only ignores initiatives where students are
organising around their ‘new’ identities, but also fails to
appreciate how historically these ‘hold-over’ organisations
connected one wave of protest to the other. Using the University
of the Witwatersrand (Wits) as a research site, this article
focuses on ethnic identities as a significant feature around
which a section of the student population is organising. The
paper looks at how the disappearance of legal apartheid, the new
political environment as well as the failure of traditional
political student movements to organise around their
constituency’s multiple identities, have provided space and
impetus for new forms of organisation.
Résumé
La recherche
académique sur l’enseignement supérieur sous-estime les niveaux
d’activisme étudiant dans l’Afrique du Sud d’après l’apartheid.
Elle prétend que l’organisation des étudiants est sporadique,
fragmentée et peu représentative des larges couches étudiantes.
Du fait de l’accent mis sur les identités politiques aussi bien
qu’à cause de l’échec à définir l’activisme de façon plus large
que ses manifestations sous forme de protestations, cette
estimation ne parvient pas à reconnaître l’importance de la
myriade d’organisations culturelles et religieuses qui existent
dans les universités sud-africaines. En ignorant ces formes
d’organisation, la littérature qui insiste sur le déclin de
l’activisme étudiant après la fin de l’apartheid ne se borne pas
à ignorer les initiatives dans lesquelles les étudiants
s’organisent autour de leurs ‘nouvelles’ identités, elle ne
parvient pas à apprécier comment, sur le plan historique, ces
organisations ‘persistantes’ ont pu connecter une vague de
protestations à une autre. Utilisant l’Université de
Witswaterstrand (Wits) comme site de recherche, cet article se
concentre sur l’identité ethnique en tant que caractéristique
signifiante autour de laquelle une section de la population
étudiante s’organise. L’article s’intéresse à la façon dont la
disparition de l’apartheid légal, le nouvel environnement
politique aussi bien que l’échec des mouvements politiques
étudiants traditionnels à s’organiser autour des multiples
identités de leur base, ont fourni un espace et une impulsion à
des formes d’organisation nouvelles.
Contestations étudiantes à
Ngaoundéré, répressions
et insécurité des personnes et
des biens sur
la route nationale n 1
Joseph
Woudamike
Résumé
Cet article ambitionne d’analyser
les contestations des étudiants de l’Université de Ngaoundéré
(de 1999 à 2002), la gestion de ces mouvements d’humeur et de
revendications par les autorités administratives et leurs
incidences sur la circulation des personnes et de leurs biens
sur la route dite nationale n°1 qui dessert non seulement les
provinces septentrionales du Nord Cameroun, mais aussi deux pays
enclavés de la sous-région d’Afrique centrale, à savoir le Tchad
et la République Centrafricaine. Deux contestations d’envergure
ont eu lieu dans cette institution universitaire dont la gestion
par les pouvoirs publics a entraîné des débordements d’étudiants
qui ont érigé des barricades sur la nationale n°1 bloquant ainsi
toute communication entre les provinces du Nord, de l’Extrême
Nord du pays et les deux pays précités. Le recours trop souvent
des étudiants à cette stratégie empêche la libre circulation
sous-régionale et constitue par ailleurs un obstacle au bon
déroulement des activités économiques durant ces périodes. Des
actes isolés de vandalisme issus de la deuxième contestation se
sont soldés par des dégâts matériels chiffrés selon les
estimations des autorités à plus d’un milliard de F CFA. Cette
situation d’insécurité qui plane sur la voie publique constitue
une équation difficile à régler et pose par ce fait un défi que
l’État camerounais se doit de résoudre. Cette réflexion se
propose d’analyser les origines des malaises des étudiants, le
manque de volonté politique de l’État à tenir ses promesses et
d’esquisser quelques ébauches de solutions afin de sécuriser la
principale voie publique qui est source de développement
sous-régionale.
Abstract
This
article considers the activism and protests of students at the
University of Ngaoundéré and the response to these eruptions of
anger by the state and university authorities. These incidences
affect traffic on the major highway, Route Nationale No. 1,
which has an impact not only on the Northern provinces of
Cameroon, but also on two countries in the region Chad and
Central African Republic. Two large-scale protests took place at
the university in (1999 and 2002) that saw students set up
barricades on the national highway blocking access to the region
and both neighbouring states. The constant return of students to
this strategy constituted an obstacle to commercial activities
during the period of the strikes. Isolated acts of vandalism
stemming from the second protest in 2002 ended in the serious
damage to property. This situation on the public highway outside
the university constitutes a serious challenge to the
Cameroonian state and one which it is compelled to resolve. This
article analyses the origins of the student malaise and the
political failure by the state to keep its promises.
The article includes
several suggestions for a possible solution.
Une nouvelle génération politique
: les étudiants et le mouvement anti-Cpe en France
Danièle
Obono
Résumé
Les mouvements
étudiants ont depuis longtemps joué un certain rôle sur la scène
politique en France. Au cours des dernières décennies, les
réformes néolibérales du système d’enseignement supérieur menées
par les gouvernements successifs ont eu un impact sur les
étudiants à différents niveaux, à la fois en termes de
dégradation de leurs conditions d’études, mais aussi par une
politisation accrue au travers des luttes antilibérales des
dernières années. Le mouvement anti-CPE (contrat première
embauche) de 2006 représente un moment-clé dans cette évolution.
Les étudiants ont en effet réussi à vaincre un gouvernement qui
avait jusque là réussi à défaire tous les mouvements sociaux
précédents. La thèse principale développée dans cet article
postule l’émergence d’une nouvelle génération politique au sein
de la jeunesse étudiante en France. Après avoir analysé le
développement et les formes particulières du mouvement, notre
étude revient sur ses racines sociologiques et politiques plus
profondes qui renvoient à une dynamique globale bien plus large
des processus de restructurations et de résistances à l’échelle
mondiale. Cette dernière dimension est aussi ce qui, avec
notamment la dégradation de leurs condition et statuts, relie le
cas des étudiants anti-CPE en France avec les expériences de
mobilisations de leurs homologues étudiants sur le continent
africain.
Abstract
Student movements
have for a long time played an important role on the political
scene in France. In recent years, the higher education system
has undergone profound changes provoked by neo-liberal reforms
of successive governments. These reforms have impacted on
students at different levels: on the one hand, they faced
harsher conditions of studying, while at the same time being
highly politicised in the waves of struggles caused by
neo-liberal restructuring over the last decade. The anti-CPE (contrat
première embauche) movement that took place in early 2006
constitutes in this regard a landmark in that general dynamic.
The university students succeeded in defeating a government
which had managed to defeat almost all of the social protests
over the previous five years. The main argument in this article
will deal with the anti-CPE movement as illustrating the
emergence of a new political generation in France. The paper
will examine the genesis and development of the movement, as
well as its underlying sociological and political roots, in the
context of a national and global dynamic of counter-reforms and
resistances. The latter is also one of the elements that link
the anti-CPE students in France with the experiences of their
African counterparts.
Academic Freedom from a Human
Rights’ Perspective:
The Indian Case and its Relevance
to Africa
P.
Radhakrishnan
Abstract
Academic freedom
is the chant of the time, particularly in the context of
globalisation and the gendered and restructured academia. But
many scholars have not addressed what this freedom is all about
in developing countries which are still very backward in
education. This paper argues that academic freedom cannot be
seen as part of the larger social freedom when it is concerned
only with the freedom of a fortunate few who are in institutions
of higher education and related learning centres and that seen
from a human rights’ perspective academic freedom entails first
universal access to education at all levels viewing development
as freedom and then understanding the freedom of the stake
holders at different levels of the academia. The paper first
looks at the education systems in developed countries to see to
what extent the education system in India varies from them. It
then looks at various issues concerning Indian education. Its
main conclusions are that Indian education is in disarray, only
a fraction of the eligible population has any access to higher
education, most of those getting enrolled for primary, middle,
and secondary levels drop out, and such a dismal scenario leaves
hardly any scope for a meaningful debate on academic freedom. By
way of conclusion the paper argues that as Indian education has
been mired in problems and many of these problems have been
identified, African countries can learn a lot from India’s
failures in reshaping its education systems.
Résumé
La liberté
académique semble être la chanson en vogue de nos jours,
particulièrement dans ce contexte de la globalisation, de la
restructuration de l'éducation supérieure et de ses inégalités
basées sur le genre. Cependant, bon nombre d'intellectuels n'ont
pas examiné l'état de cette liberté dans les pays en
développement qui sont toujours en arrière dans le domaine de
l'éducation. Selon notre étude, la liberté académique ne peut
pas être considérée comme une partie intégrale de la grande
liberté sociale alors qu'elle ne concerne que la liberté d'une
minorité des personnes qui sont dans les institutions
académiques et les centres d'étude qui s'y attachent. Aussi, vu
sous l'angle des droits de l'homme, la liberté académique doit
d'abord engendrer l'accès universel à l'éducation à tous les
niveaux, reconnaître le développement comme étant une liberté et
comprendre alors la liberté de tous ce qui sont concernés à tous
les niveaux de l'éducation supérieure.
Ce document fait
d'abord un survol des systèmes éducatifs qui existent dans les
pays en développement afin de jauger leur différence celui de
l'Inde. Il explore aussi les différentes questions auxquelles
est confrontée l'éducation en Inde. Les principales conclusions
de ce document convergent sur le fait que l'éducation en Inde
est dans le chaos : seule une fraction de la population a accès
à l'éducation supérieure, la majeur partie de ceux qui sont
inscrits au primaire et au lycée finit par abandonner les
études. Un scénario aussi sombre permet à peine l'existence d'un
débat significatif sur la liberté académique. En conclusion, ce
document soutient que, dû au fait que l'éducation en Inde est
entachée de problèmes et que la plupart de ces problèmes ont été
identifiés, les pays africains peuvent apprendre beaucoup sur
l'échec de ce pays dans ses tentative de redresser son système
éducatif.
International Student
Recruitment: South African Rationales
Chris Bolsmann and
Henry Miller
Abstract
In this paper, we
focus on the rationales for the recruitment of international
students to universities in South Africa. Through the use of
in-depth interviews with international officers at a
cross-section of South African universities, we argue that there
are competing and complementary rationales for the recruitment
of international students. Some South African universities
follow international trends in terms of international student
recruitment while others adopt a different approach. The
analysis locates the rationales of international student
recruitment as part of an internationalisation process within
the context of globalisation.
Résumé
Dans cet article,
nous nous focalisons sur les raisons derrière le recrutement des
étudiants internationaux dans les universités de l'Afrique du
Sud. Basé sur des interviews approfondies que nous avons menées
avec les agents internationaux mandatés par les universités en
Afrique du Sud, nous soutenons qu'il existe des raisons d'ordre
compétitif et complémentaire qui expliquent le recrutement
d'étudiants internationaux. Certaines universités sud africaines
suivent la tendance de tels recrutement alors que d'autres
adoptent une approche différente. Cette analyse identifie les
raison du recrutement des étudiants internationaux dans le cadre
du processus d'internationalisation dans le contexte de la
globalisation.