Council for the Development of Social Science Research in Africa
Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique
Conselho para o Desenvolvimento da Pesquisa em Ciências Sociais em África
مجلس تنمية البحوث الإجتماعية في أفريقيا


Appel à candidatures du 1er Atelier sur Le développement du curriculum et de l’enseignement innovant de sciences sociales et humaines au Sénégal

Date limite : 04 juillet 2015

Number of visits: 6483

APPEL A CANDIDATURES

RETRAITE DE FORMATION
Saly, Sénégaldu 24-30 août 2015

Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique
(CODESRIA) lance un appel à candidature pour la première retraite de formation
qu’il organise à Dakar du 24 au 30 Aout 2015 dans le cadre d’un nouveau
programme sur « Le développement du curriculum et de l’enseignement innovant de
sciences sociales et humaines au Sénégal». Il s’agit là d’une nouvelle initiative du
CODESRIA qui s’inscrit dans le cadre des programmes collaboratifs. Cette initiative qui bénéficie du soutien du programme d’appui à l’enseignement supérieur mis en place par Open society Fondation (OSF), vise à mettre en évidence les diverses manières dont l’enseignement supérieur contribue à la construction de systèmes de gouvernance démocratiques en Afrique, à travers des programmes et méthodes d’enseignement novateurs. Aussi, cette initiative encourage les programmes innovants et les efforts qui visent la révision des curricula dans les universités sénégalaises. Il essaye d’évaluer comment certaines préoccupations des sociétés démocratiques et ouvertes sont prises en compte dans l’enseignement et la recherche. Il s’agit, entre autres, d’explorer des pistes permettant de soutenir les innovations dans l’enseignement supérieur sénégalais.

Le Sénégal a été choisi comme pays francophone pilote pour la mise en oeuvre de ce
programme. En effet, comme dans beaucoup d’autres pays en Afrique, l’Université
publique sénégalaise depuis la fin des années 1980 reste le théâtre d’une crise
endémique et multiforme qui se traduit notamment par une massification incontrôlée
des effectifs des étudiants, une persistance des budgets déficitaires, une indigence
infrastructurelle et un personnel insuffisant et de moins en moins motivé. Dans ce
contexte, le domaine des Sciences Humaines et Sociales (SHS) s’est caractérisé pour sa part, par la propension des enseignements classiques, répétitifs et peu innovants, son déficit d’ancrage dans les réalités sociales, la faiblesse et le manque de visibilité de la production scientifique, la raréfaction des revues, le cloisonnement et l’individualisation de la recherche, la crise de la vocation que l’on pourrait qualifier de « scepticisme des enseignants-chercheurs», l’enfermement dans le monde francophone, la difficulté à absorber les innovations technologiques... L’Université n’est plus un espace de (tension productive et innovante », de recherche collective et collaborative, d’échanges et de partage des savoirs. Pourtant les défis qui sont posés aux SHS, en cette période de changement de paradigme - la nouvelle orientation STEM (Sciences, Technologies, Engineering and Mathematics) a été actée aussi bien par la CNAES (2013) que par le Sommet Continental pour la revitalisation de l’enseignement supérieur en Afrique (2015)- sont multiples et importants. Défis économiques (capacité d’innovation, adéquation des formations aux besoins du marché), politiques (démocratisation de l’accès et de la qualité, pacification de l’espace universitaire) et culturels (quel type d’Université pour quel type de citoyens ?) qui placent aujourd’hui l’Enseignement et la Recherche en général, et les SHS en particulier, dans une incontestablement critique. Quelles sciences sociales pour les sociétés africaines, sociétés de la complexité? Quelles sciences sociales pour les STEM? Comment faire de l’Afrique (le coeur battant des études sur l’Afrique? », Telles sont quelques-unes des questions qui se posent aujourd’hui aux SHS.

Pour y répondre, le renouvellement ou la régénération des SHS est devenue une
impérieuse nécessité pour que celles-ci ne passent pas à côté de leur mission historique qui est de comprendre, de refléter, d’anticiper et d’accompagner les préoccupations des leurs sociétés. L’orientation vers les STEM peut dès lors être interprétée comme une opportunité majeure pour les SHS car elle permet à ces dernières de se (re)questionner, de (re)définir leur ambitions à l’aune des mutations rapides que connait l’Afrique, mais aussi de reconsidérer le rapport de l’université avec sa société et le rapport des universitaires au savoir.

Il faut aussi souligner que les universités sénégalaises ont toujours joué un rôle majeur d’accompagnement, ou de pointe dans le processus de transformation sociale.
Cependant, les réformes dans les universités et celles de leurs curricula ont, dans de
nombreux cas, été le résultat d’un processus plus lent que ceux qui ont changé leur
environnement soclo-polltlque, et ce, du fait de la résistance ou de la nature
conservatrice des institutions. C’est fort de tout ce qui précède que le CODESRIA,
avec le soutien du Programme d’appui à l’enseignement supérieur de l’OSF, a mis en
place ce programme qui cherche à impulser une dynamique de revitalisation des
enseignements et de la recherche en SHS, à travers la capacitation et l’appui aux
modules innovants.

L’objectif de cette première retraite, dédié essentiellement aux jeunes enseignants
chercheurs ou en milieu de carrière dans les universités sénégalaises, est de renforcer les capacités, c’est à dire, de doter les professeurs d’université de compétences à innover en termes de contenu et d’approches pédagogiques. Cette activité vise également la création d’un nouveau réseau de chercheurs enseignants sur ces questions en facilitant les liens avec les chercheurs en provenance d’autres pays d’Afrique francophone.

Trois thématiques ont été choisies pour ce premier atelier de formation :

1. Savoirset sociétés :

  • Savoirs endogènes, savoirs autochtones
  • Epistémologie des sciences sociales
  • SHS et STEM

2. Droits, Démocratie et Dynamiques des sociétés :

  • Droits des personnes vulnérables
  • Droits de la famille
  • Démocratie et libertés publiques en Afrique
  • Pouvoir et Démocratie au niveau local
  • Inégalités sociales, économiques et culturelles au Sénégal
  • Intégration régionale et continentale

3. Modernités africaines

  • Religions, religiosités et radicalisme religieux au Sénégal
  • Identité, altérité, mémoires
  • Cultures urbaines
  • L’art contemporain
  • Sexualités au Sénégal et en Afrique
  • Les enseignants chercheurs qui souhaiteraient participer à cette retraite de formation sont invités à soumettre leur candidature au CODESRIA. Le dossier de candidature comprendra: - Une demande de candidature; - Une lettre attestant de l’affiliation universitaire; - Un curriculum vitae; - la fiche d’identification ci jointe dûment remplie; - Un résumé de proposition de recherche de 3 à 5 pages maximum, présentant la motivation, la problématique et la contribution scientifique par rapport au thème choisi.

La date limite de soumission des candidatures est fixée au 04 juillet 2015. Toutes les candidatures doivent être envoyées par courrier électronique à l’adresse suivante:

Programme d’appui à l’enseignement supérieur (HESP)
CODESRIA
Avenue Cheikh Anta Diop X Canal IV
B.P. 3304, CP 18524, Dakar, Sénégal
Tel. (221) 33 825 98 21/22/23, Fax: (221) 33 824 12 89
E-mail: hesp@codesria.sn




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