Council for the Development of Social Science Research in Africa
Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique
Conselho para o Desenvolvimento da Pesquisa em Ciências Sociais em África
مجلس تنمية البحوث الإجتماعية في أفريقيا


Appel à candidatures du 3ème atelier sur Le développement du curriculum et de l’enseignement innovant de sciences sociales et humaines au Sénégal

Date limite de soumission : 15 juin 2016

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APPEL A CANDIDATURES

Saly, Sénégal du 22 au 26 août 2016

Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) lance un appel à candidature pour la troisième retraite de formation qu’il organise à Saly, du 22 au 26 août 2016, dans le cadre d’un programme sur « Le développement du curriculum et de l’enseignement innovant de sciences sociales et humaines au Sénégal ». Il s’agit là d’une nouvelle initiative du CODESRIA qui bénéficie du soutien du programme d’appui à l’enseignement supérieur mis en place par Open society Fondation (OSF). Le programme vise à mettre en évidence les diverses manières dont l’enseignement supérieur contribue à la construction de systèmes de gouvernance démocratiques en Afrique, à travers des programmes et méthodes d’enseignement novateurs. Le Sénégal a été choisi comme pays francophone pilote pour la mise en œuvre de ce programme. Aussi, cette initiative encourage les perspectives innovantes et les efforts qui visent la révision des curricula dans les universités sénégalaises. Le programme examine comment certaines préoccupations des sociétés démocratiques et ouvertes sont prises en compte dans l’enseignement et la recherche. Il s’agit, entre autres, d’explorer des pistes permettant de soutenir les innovations dans l’enseignement supérieur sénégalais. Enfin, l’initiative vise également la création d’un nouveau réseau d’experts africains et d’enseignants chercheurs travaillant sur ce sujet.

Comme dans beaucoup d’autres pays en Afrique, l’Université publique sénégalaise depuis la fin des années 1980 reste le théâtre d’une crise endémique et multiforme qui s’est traduite notamment par une massification incontrôlée des effectifs des étudiants, une persistance des budgets déficitaires, une indigence infrastructurelle et un personnel insuffisant et de moins en moins motivé. Un tel contexte s’est traduit dans le domaine des Sciences Humaines et Sociales (SHS) par la propension des enseignements classiques, répétitifs et peu innovants, leur déficit d’ancrage dans les réalités sociales, la faiblesse et le manque de visibilité de la production scientifique, la raréfaction des revues, le cloisonnement et l’individualisation de la recherche, la crise de la vocation que l’on pourrait qualifier de « scepticisme des enseignants-chercheurs », l’enfermement dans le monde francophone, la difficulté à absorber les innovations technologiques... L’Université n’est plus un espace de « tension productive et innovante », de recherche collective et collaborative, d’échanges et de partage des savoirs. Pourtant cette période de changement de paradigme avec la nouvelle orientation STEM (Sciences, Technologies, Engineering and Mathematics), impose une triade de défis aux SHS :

 économiques avec la question de l’innovation et de l’adéquation des formations aux besoins du marché ;
 politiques avec la pacification de l’espace universitaire, la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur, la question de la qualité de l’enseignement supérieur ;
 culturels avec ce souci qui consiste à savoir quel type d’université pour quel type de citoyen ?
 Ces défis posent en retour un certain nombre de questions cruciales aux sciences humaines et sociales et qu’elles ne peuvent esquiver : Quelles sciences sociales pour les sociétés africaines qui sont aussi des sociétés de la complexité ? Quelles sciences sociales pour les STEM ? Comment faire de l’Afrique « le cœur battant des études sur l’Afrique? ».

Pour répondre à de telles interrogations, le renouvellement ou la régénération des SHS est devenue une impérieuse nécessité pour que celles-ci ne passent pas à côté de leur mission historique qui est de comprendre, de refléter, d’anticiper et d’accompagner les préoccupations de leurs sociétés. L’orientation vers les STEM peut dès lors s’avérer être une opportunité majeure pour les SHS car elle permet à ces dernières de se (re)questionner, de (re)définir leur ambitions à l’aune des mutations rapides que connait l’Afrique, mais aussi de reconsidérer le rapport de l’université à sa société et le rapport des universitaires au savoir.

A l’instar de nombreux pays africain, les universités sénégalaises ont toujours joué un rôle majeur d’accompagnement, ou de pointe dans le processus de transformation sociale. Cependant, les réformes dans les universités et celles de leurs curricula ont, dans de nombreux cas, été le résultat d’un processus plus lent que ceux qui ont changé leur environnement socio-politique, et ce, du fait de la résistance ou de la nature conservatrice des institutions.

C’est fort de tout ce qui précède que le CODESRIA, avec le soutien du Programme d’appui à l’enseignement supérieur de l’OSF, a mis en place ce programme qui vise à impulser une dynamique de revitalisation des enseignements et de la recherche en SHS, à travers la capacitation et l’appui aux modules innovants. L’objectif de cette troisième retraite dédiée essentiellement aux jeunes enseignants chercheurs titulaires dans les universités sénégalaises, est de renforcer leurs capacités, à innover en termes de contenu et d’approches pédagogiques. La finalité de cette activité est de permettre aux lauréats, dans un esprit d’innovation pédagogique, de produire des articles ou des manuels de cours sur les thématiques retenues pour la retraite. Une petite subvention sera accordée à cet effet aux candidats sélectionnés pour faciliter les travaux de terrain.

La thématique choisie pour cette troisième retraite de formation porte sur : « Emergence et mondialisation ». Quelles sont les modalités d’insertion du Sénégal démocratique dans la globalisation? Comment ces dernières affectent-elles les dynamiques internes de développement du pays ? Ce questionnement se fera à partir de différents points d’entrée tels que : - Plan Sénégal émergent (PSE), - Partenariats économiques, - Changement climatique, - Pandémies / Epidémies, - Intégration (s) Régionale (s), - Emigrations, Immigrations et – Diasporas

Les enseignants chercheurs du Sénégal qui souhaiteraient participer à cette retraite de formation sont invités à soumettre leur candidature au CODESRIA. Le dossier de candidature comprendra: - Une demande de candidature ; - Une lettre attestant que le candidat est enseignant titulaire dans une université publique ; - Un curriculum vitae ; - la fiche d’identification ci jointe dûment remplie ; - Un résumé de proposition de recherche de 5 à 8 pages maximum, présentant la motivation, la problématique, l’importance et les objectifs du sujet, la méthodologie de recherche et la contribution scientifique par rapport au thème choisi.

La retraite aura lieu du 22 – 26 Aout 2016 à Saly, Sénégal. Les candidats sélectionnés seront à la charge des organisateurs. La date limite de soumission des candidatures est fixée au 15 Juin 2016. Toutes les candidatures doivent être envoyées en format Word par courrier électronique à l’adresse suivante :

Programme d’appui à l’enseignement supérieur (HESP)
CODESRIA
Avenue Cheikh Anta Diop X Canal IV
B.P. 3304, CP 18524, Dakar, Sénégal
Tel. (221) 33 825 98 21/22/23, Fax: (221) 33 824 12 89
E-mail: hesp@codesria.sn




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