Council for the Development of Social Science Research in Africa
Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique
Conselho para o Desenvolvimento da Pesquisa em Ciências Sociais em África
مجلس تنمية البحوث الإجتماعية في أفريقيا


Rencontre de préparation du rapport sur la Gouvernance : Les élections en Afrique passées à la loupe par des experts africains

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Les experts africains se réunissent depuis hier à Dakar pour la présentation du troisième rapport sur la Gouvernance en Afrique. Les travaux portent sur le thème suivant : « Elections et diversité en Afrique ». En à croire les organisateurs « L’Afrique en a vraiment besoin ». Ils estiment que les élections sur le continent sont entachées d’irrégularités même si dans certains pays, elles se déroulent régulièrement dans d’autres pays.

La Commission Economique des Nations unies pour l’Afrique (Cea), en collaboration avec le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (Codesria) organise depuis hier une rencontre avec les experts africains. Cette rencontre, s’inscrit dans le cadre de la préparation du troisième Rapport sur la Gouvernance africaine (RGIII), après ceux publiés en 1995 et en 2000. Cette année le thème porte sur « Elections et diversité en Afrique ».

Dans son adresse, le secrétaire exécutif du Codesria, Ibrahima Sall, a tenu à préciser que le choix du thème résulte du fait qu’ « en Afrique, les résultats électoraux sont parfois controversés dans certains pays ». Toutefois, s’empresse t-il de préciser « bon nombre de partis au pouvoir en Afrique, ne cessent de réprimer les leaders de l’opposition avec divers degrés de férocité. Et l’accès aux médias, aux fonds publics ainsi qu’aux moyens logistiques ne profitent qu’aux partis au pouvoir dans la plupart des pays. »

M. Sall a aussi indiqué que « dans certains pays, les autorités électorales ne sont pas dotées d’autonomie et n’ont ni financement ni la capacité institutionnelle nécessaires pour mener à bien des élections libres, équitables et transparentes ». Ce qui remet en cause selon lui « la crédibilité et la légitimité »

Pour, le secrétaire exécutif de Codesria a tenu à faire savoir que « le Sénégal, l’île Maurice, le Cap Vert font parti des pays qui organisent des élections de façon régulière » quant au représentant du ministre des Affaires étrangères, Mamadou Ndiaye,il a laissé entendre que « le Sénégal, en ce qui le concerne , constitue un laboratoire d’expérimentation de diversité dans lequel s’intègre le facteur électoral » M. Ndiaye de relever qu’ « au plan local, les élections servent à dégager un état des lieux des forces politiques et sociales en présence. Alors qu’au plan national, elles tentent de transcender autant que possible les particularismes locaux sous réserve de choix appropriés, opérés entres les diverses formes de scrutins majoritaire ou proportionnel ».

Cependant, le représentant du ministre des Affaires Etrangères a affirmé que « le contexte socio-politique actuel dans certains pays africains n’apparaît pas, en toutes circonstances, comme de nature à remettre en cause un tel constat ». Tout en indiquant que « les principes de bonne gouvernance, de démocratie, d’élections libres, transparentes et de gestions de la diversité sont érigés en valeur universelle ». Il faut noter qu’au sortir de cette réunion des recommandations du rapport vont porter sur l’optimisation de la diversité pour la promotion de la bonne gouvernance, des élections transparentes et d’une transition politique dans les sociétés multiculturelles.

Mame Fatou Faty

(Source : African Global News, 4 mars 2010)




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