Council for the Development of Social Science Research in Africa
Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique
Conselho para o Desenvolvimento da Pesquisa em Ciências Sociais em África
مجلس تنمية البحوث الإجتماعية في أفريقيا


Appel pour le recrutement de correspondants du CODESRIA pour les questions touchant aux libertés académiques

Nombre de visites : 4044

Le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA), dans le cadre de son programme sur les libertés académiques, a le plaisir d’annoncer le lancement d’une nouvelle publication intitulée « Pax Academica, Cahiers sur les libertés académiques en Afrique ».

Visant à promouvoir la liberté de recherche, la liberté de pensée, et la protection des droits humains au sein du monde universitaire et de la recherche, le programme spécial sur les libertés académiques en Afrique du CODESRIA, a été initié au début des années quatre vingt dix.

La création de Pax Academica qui sera un forum de discussion sur les libertés académiques et un instrument de suivi, de communication et de plaidoyer, ajoutera une nouvelle dimension à ce programme.

Contexte et justification

Les atteintes aux libertés académiques sont l’une des manifestations de la crise multidimensionnelle qui frappe les universités africaines depuis les années 80. La persistance de cette situation met indubitablement en danger une des conditions essentielles à l’épanouissement et à l’approfondissement de la recherche en sciences sociales et donc à la production de nouveaux savoirs en Afrique.

Le Programme sur les libertés académiques a été lancé en 1994, à une époque où une grande partie des pays africains s’étaient engagés dans un processus de démocratisation. Pour la plupart d’entre eux, la transition démocratique s’est déroulée dans une certaine précarité avec toutes sortes de menaces et de ce fait, les droits humains et les libertés académiques étaient devenus un mirage.

Au fil des années, les systèmes politiques des sociétés africaines sont devenus plus démocratiques et ouverts. Cependant, ce mouvement n’a pas été uniforme. Si dans certains pays l’ouverture politique a permis un élargissement de l’espace démocratique, dans lequel les droits humains et la liberté académique sont garantis par la constitution, dans d’autres, il y existe encore des restrictions aux libertés fondamentales. Dans d’autres cas, les signes d’un sérieux recul apparaissent, avec des enseignants et des chercheurs intimidés et d’autres licenciés ou persécutés pour avoir simplement exercés leur droits et devoirs entant que universitaires dans des pays qui ont pourtant inscrit la défense des libertés académiques dans leur constitution. Ainsi, les conditions de production du savoir en général et les droits des universitaires et des chercheurs en particulier continuent à être des préoccupations majeures.

L’effort en vue d’améliorer la situation de l’état des droits humains sur le continent est pourtant réel. Les problèmes structuraux existent toujours, mais il n’en demeure pas moins que certaines données politiques et sociales ont évolué dans un sens favorable à la liberté académique. Les révolutions dans les pays arabes en sont des illustrations claires. Dans beaucoup de pays africains, la société est plus allergique que par le passé aux actes et propos arbitraires et la liberté d’expression et le pluralisme d’opinion sont désormais beaucoup mieux acceptés. De plus, le poids démographique et sociologique de la population universitaire (cadres, enseignants et étudiants) est beaucoup plus important qu’il y a quelques décennies.

Au cours de ses dix-sept années d’existence, le Programme du CODESRIA sur les libertés académiques a organisé beaucoup d’activités parmi lesquelles des conférences, des concertations nationales et régionales sur les libertés académiques, ainsi que l’assistance à des universitaires en difficulté et la publication de déclarations, d’articles et d’ouvrages.

Pour lire la suite, consultez le fichier joint ci-dessous.

octobre 13 2011



Commentaires